|
avril 23 2009
On n’imagine pas Jean Gabin sans son mégot entre les dents qui a pu, en son temps, servir d’exemple aux uns pour s’adonner aux cigarettes, mais aussi à dégoûter d’autres du tabac, bien qu’à cette époque on ignorât les risques du tabac pour la santé, sauf que trop fumer jaunissaient les dents et les doigts. Depuis, la stricte application de la loi Evin qui interdit toute publicité directe ou indirecte pour, le tabac oblige la régie publicitaire de la RATP à refuser des affiches du film Coco avant Chanel, qui montrent l’actrice Audray Tautou dans le rôle de Coco Chanel, une cigarette à la main. Comme quoi, il faut vivre avec son temps et ceux qui n’ont pas vu Jacques Tati sur sa bicyclette une pipe à la bouche ne seront pas surpris de le découvrir sur des affiches avec une fleur à la place de celle-ci.
|
||
Les lobbys ne sont plus ce qu’ils étaient. Nous possédons un léger recul pour apprécier l’intérêt efficient ou relatif de l’interdiction de fumer en dehors du cadre intime. Fumer tue. Obéir nuit.
Pour d’obscurantistes raisons de santé publique et de lifting de la bienséance, l’époque est au déni de sa nature, sous le joug du commerce équitable, du tourisme solidaire et de l’écologie obligatoire. Une impression de liquidation judicaire à l’échelle mondiale me pousse à penser qu’il faut effacer toutes les traces de dérive addictive et de cannibalisme économique pour les futurs historiens.
La suite ici : http://souklaye.wordpress.com/2009/04/09/note-de-service-controle-social-et-degats-collateraux/